Origines
Le Wombat commun, ou Vombatus ursinus, est un marsupial herbivore endémique du sud-est de l’Australie. Il vit principalement dans les États de Nouvelle-Galles du Sud et de Victoria, ainsi qu’en Tasmanie. Sur le continent, ses populations sont souvent fragmentées, tandis que la Tasmanie abrite les groupes les plus nombreux et les plus régulièrement observés. Son habitat naturel comprend les forêts d’eucalyptus, les landes côtières, les prairies boisées et les zones montagneuses.
Le nom « wombat » provient vraisemblablement d’un terme utilisé par les peuples aborigènes de la région de Sydney. Les premiers explorateurs européens ont décrit cet animal à la fin du XVIIIe siècle. Sa silhouette inhabituelle a rapidement attiré l’attention : contrairement à de nombreux marsupiaux grimpeurs ou sauteurs, il possède un corps lourd, bas sur pattes, parfaitement adapté au creusement.
Le genre Vombatus ne comprend aujourd’hui qu’une seule espèce vivante : le Wombat commun. Deux autres espèces de wombats existent en Australie, le Wombat à nez poilu du Nord et celui du Sud, mais elles appartiennent à un autre genre et présentent un museau couvert de poils. Le Wombat commun se reconnaît au contraire à son nez large, nu et carré.
Caractéristiques
Le Wombat commun est un mammifère trapu mesurant généralement de 90 à 115 cm de long pour un poids compris entre 20 et 35 kg. Certains mâles particulièrement robustes peuvent dépasser 40 kg. Ses pattes courtes et puissantes se terminent par de longues griffes, indispensables pour creuser des terriers dans des sols parfois très compacts. Son pelage varie du gris brun au brun noirâtre selon les populations et l’usure de la fourrure.
Son museau carré, dépourvu de poils sur l’extrémité, abrite des lèvres particulièrement mobiles qui lui permettent de sélectionner les brins d’herbe et les racines. Les oreilles sont petites et arrondies. La poche de la femelle s’ouvre vers l’arrière : cette disposition empêche la terre de s’y accumuler lorsque la mère creuse. Le jeune, appelé « joey » en anglais, y reste plusieurs mois après sa naissance.
Le dos du wombat est étonnamment dur grâce à une structure pelvienne renforcée et à une épaisse couche de cartilage. Lorsqu’il est poursuivi, il peut se réfugier dans son terrier et présenter son arrière-train à l’entrée. Cette protection complique l’attaque des dingos. Autre particularité célèbre : ses excréments sont cubiques. Leur forme résulte du séchage différencié des matières dans les dernières portions de l’intestin, et non d’un système digestif « carré ».
Comportement
Le Wombat commun est surtout actif la nuit et au crépuscule, particulièrement pendant les périodes chaudes. Il passe une grande partie de la journée dans un terrier, où la température reste plus stable que dehors. Un même réseau peut comprendre plusieurs entrées, des galeries et des chambres, avec des tunnels atteignant parfois 20 m de longueur. Dans les régions fraîches de Tasmanie, il peut aussi sortir en journée.
Son régime est composé d’herbes, de plantes basses, de racines, d’écorces et de jeunes pousses. Son métabolisme très lent lui permet de survivre avec une nourriture relativement pauvre. Il consomme souvent moins de 2 kg de végétaux par jour et peut attendre plusieurs jours avant de boire lorsqu’il trouve suffisamment d’humidité dans son alimentation. Ses dents poussent continuellement, ce qui compense l’abrasion provoquée par les fibres et les particules de terre.
Le wombat n’est pas véritablement grégaire, même si plusieurs individus peuvent utiliser la même zone de terriers. Il marque son territoire avec des sécrétions odorantes et des crottes cubiques, déposées sur des pierres, des troncs ou de petites buttes. Ces déjections ne roulent pas, ce qui les rend plus visibles et plus efficaces comme repères. La femelle donne généralement naissance à un seul petit après une gestation d’environ 20 à 30 jours ; le jeune reste ensuite dans la poche environ 6 à 7 mois.
Conservation
Le Wombat commun est classé parmi les espèces de préoccupation mineure à l’échelle internationale, mais cette situation ne signifie pas que toutes ses populations sont à l’abri. La destruction des forêts, l’extension des routes et la transformation des prairies réduisent la continuité de son habitat. Les collisions routières constituent une cause importante de mortalité, surtout la nuit et dans les zones rurales proches des villes australiennes.
La gale sarcoptique représente une autre menace sérieuse. Provoquée par un acarien, elle entraîne des démangeaisons intenses, une perte de poils, des lésions cutanées et parfois la mort par infection, hypothermie ou affaiblissement. Les programmes de suivi et de traitement cherchent à limiter la propagation de cette maladie, notamment dans les réserves où les animaux peuvent être capturés ou soignés plus facilement.
La protection du Wombat commun repose surtout sur la conservation des corridors naturels, la limitation de la vitesse sur les routes traversant son habitat et la préservation des terriers. Il est interdit de le capturer ou de le détenir librement comme animal de compagnie en Australie sans autorisation spécifique. Il n’existe donc pas de prix légal standard pour acheter un wombat : les annonces privées sont généralement illégales, irresponsables ou frauduleuses. Les centres agréés peuvent en revanche recueillir des individus blessés et réhabiliter les jeunes orphelins.
FAQ sur le Wombat commun
Q : Pourquoi les crottes du Wombat commun sont-elles cubiques ?
R : La forme cubique se forme dans les dernières parties de l’intestin, dont les zones présentent des élasticités différentes. Les matières fécales se dessèchent progressivement et prennent des angles avant leur expulsion. Le wombat peut produire plusieurs dizaines de cubes par nuit. Déposés sur des surfaces légèrement surélevées, ils restent en place au lieu de rouler, ce qui aide l’animal à marquer son territoire.
Q : Le Wombat commun est-il dangereux pour l’être humain ?
R : Il évite généralement les humains, mais il reste un animal sauvage puissant. Un adulte de 30 kg possède des griffes solides et peut mordre s’il est acculé, manipulé ou séparé de son petit. Il ne faut jamais tenter de le caresser, de le nourrir ou de bloquer l’entrée de son terrier. À distance, son comportement est le plus souvent paisible et discret.
Q : Combien de temps vit un Wombat commun ?
R : Dans la nature, son espérance de vie se situe souvent autour de 15 à 20 ans, avec de fortes variations selon les maladies, les accidents et la disponibilité de nourriture. En captivité, certains individus ont dépassé 25 ans et peuvent atteindre environ 30 ans grâce aux soins vétérinaires, à une alimentation contrôlée et à l’absence de collisions routières.
Q : Peut-on avoir un Wombat commun chez soi ?
R : Non, pas comme un animal domestique ordinaire. Le Wombat commun a besoin de creuser, de parcourir un vaste espace et de vivre selon un rythme nocturne. Sa détention est réglementée en Australie et réservée à certains zoos, centres de soins ou structures autorisées. En dehors de ces cadres, il n’existe pas de prix d’achat légal fiable et sa possession peut entraîner des sanctions ainsi qu’un risque important pour le bien-être de l’animal.